Votre recueil de nouvelles en BD est un petit bijou, un concentré de bons sentiments qui remontent le moral et réchauffent le cœur. Et pourtant, il faut dire que je ne suis pas une grande
lectrice de BD ! Les dernières planches que j'ai lues, ça doit être celles de Kid Paddle ou du Petit Spirou (on ne se moque pas). D'entre toutes les nouvelles, mon coup de cœur va à celle de ce
vieillard sourd, propriétaire d'un petit canari qui chante super bien. L'essentiel pour le papy n'est pas d'entendre le chant de l'oiseau, mais de voir le plaisir du canari quoi croit ravir les
oreilles de son maître... Bref, je m'embrouille hein, et ça rend beaucoup mieux dans vos bulles…
Cher Bruno F.,
Ma mère m’a toujours dit que pour faire un repas réussi, il fallait s'appliquer du début à la fin. Des ingrédients frais, le respect à la lettre de la recette, mais pas seulement. Si on cherche
la réussite totale, ce que l’on mange ne suffit pas. Un plat n’a pas la même saveur s’il est mangé sur une table basse, avec sopalin et assiettes en carton, ou sur une belle table bien dressée,
avec nappe et serviettes assorties. Pour peu qu’on rajoute une bouteille de bon vin, le plat que l’on déguste prend une toute autre saveur. Tout ça pour dire que, parfois, le cadre est aussi
important que le contenu. Vous, vous avez la bonne recette. Un titre accrocheur, une couverture splendide, un trio de gentils (un vieux monsieur, une jolie fille et un héros beau gosse
courageux), un méchant très très méchant et, pour pimenter l'histoire, un trésor plein de secrets. Mais il manque quelque chose. C’est peut-être le dessin ou le fait qu’il ne fasse quasiment
jamais jour dans votre BD, je n’arrive pas à savoir exactement. Peut-être ai-je été trop enthousiaste au début. Et ça, c’est fatal.
Sylvain L.
Cher Nicolas P.,
J’ai bien cru que j’allais me lasser. Il faut dire que l’atmosphère est lourde. Des couleurs froides, une grande violence physique, puis morale. Oui, il faut être accroché pour vous lire. Et en
plus il faut avoir du temps. Mais ça vaut le coup de s'accrocher, car cette aventure est magnifique.
Quoi de plus beau que de vouloir s’échapper, fuir, pour chercher un endroit pour une vie meilleure ? On dit souvent que les rencontres fortuites sont celles qui comptent le plus. Pour Mike et JP,
la rencontre avec Basile est tout simplement la clef de la liberté. Moi aussi, parfois, j’aimerai prendre la route et m’échapper. Heureusement qu'on peut faire toujours semblant les jours
d’orage…
Merci,
Sylvain L.
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Lucie Souliac, jeune journaliste et fan inconditionnelle de Patrick Modiano, écrit des lettres à ses auteurs (plus ou moins) préférés.
Elle transfert régulièrement le courrier d'ami(e)s vers les auteurs. Alors à vos plumes !
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