Mercredi 3 février 2010
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16:07
TR : de Sophie L. à Lili P.
Chère Lili,
Je culpabilise. Terriblement. J’en ai ennuyé, des pigeons parisiens ! Si j’avais su ! C’était peut-être même des femelles, comme votre truculente Odette qui accepte, malgré son absence totale de
sens de l’orientation (un comble pour un pigeon !) de servir d’intermédiaire entre une petite fille et sa mamie Pomme, en maison de retraite depuis qu’elle a la maladie d’Alzheimer. Et tant pis si
pour cela il faut dormir dans des larges culottes, c’est quand même plus confortable que des strings euh des p’tites culottes sans fesse ! J’ai ri, j’ai été émue, et j’ai pensé à ma filleule dont
la mamie a elle aussi dans la tête « une grosse bulle » qui commence à faire des allers-retours. Voilà un livre qui permettra à ma petite chérie de mieux comprendre, à défaut de pouvoir accepter.
Joli geste d’auteur, vous laissez à votre pigeonne, dans le "making-off" la liberté de raconter l’écriture puis la publication de votre roman. Un vrai bonheur !
Sophie L.
Par Lucie S.
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Dimanche 29 novembre 2009
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/2009
15:18
TR : de Claire W. à Kate B.
/// littérature ado ///
Chère Kate B.,
Vous devriez avoir honte de faire pleurer les libraires ! Comment peuvent-ils ensuite conseiller leur jeune public sans une pointe de culpabilité ? Et
La petite fille aux allumettes me
diriez-vous, elle fait pleurer depuis près de deux siècles sans vergogne… Car oui, je pense que votre livre est un petit bijou à conseiller qui s’attaque à des sujets délicats sans jamais tomber
dans la lourdeur. Lenny est un petit garçon spécial (le mot autiste n’est jamais utilisé), qui raconte à Muriel pourquoi il ne peut s’empêcher de dire ce qui lui passe par la tête, comment il
retient tout ce qu'il entend, pourquoi il a décidé de ne jamais pleurer et toutes ces choses qui le rendent à la fois très brillant et très agaçant. Mais Lenny raconte surtout sa rencontre avec
Van, leur amitié coup de foudre, la fragilité de Van et leur complicité dans la création. Les mots que vous prêtez à Lenny sont cohérents avec sa description, les réponses de Muriel peut-être un
peu trop parfaites mais voici dans l’ensemble un bel ouvrage que l’on devrait lire en tandem parents-enfants pour partager plusieurs heures d’émotion. Merci de faire "pleurer joli", sans niaiserie,
c’est tellement agréable et rare dans la littérature jeunesse contemporaine.
Cordialement,
Claire W.
Par Lucie S.
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Jeudi 26 novembre 2009
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/2009
21:59
/// littérature ado ///
Chère Agnès D.,
"La plus belle fille du monde", voilà un titre qui fait rêver, un titre comme on les aime. Un peu comme "Faire l'amour" ou "Le potentiel érotique de ma femme". Pour votre héroïne Sandra, une ado de
14 ans qui écrit son premier roman, "avec les livres, les titres suffisent".
Pas pour moi. Même si un bon titre peut parfois cacher un mauvais roman, je m'y risque toujours.
Cette fois-ci, aucune déception, rassurez-vous ! Sandra, perdue entre ses problèmes existentiels d'ado et ses soucis narratifs m'a beaucoup touchée. Elle se plaît à analyser sa propre écriture, et
les ressorts de son roman. Si je résume le cours d'écriture selon Sandra, ça donne à peu près ça :
- les digressions : "c'est important les digressions, dans les romans. Je n'ai pas encore très bien saisi pourquoi, mais j'ai quand même décidé d'en
faire quelques unes" (tant mieux!).
- les paradoxes : "c'est quand des choses incompatibles coexistent, c'est très angoissant. Ca donne l'impression que rien n'est stable".
- les métaphores : "le problème avec les métaphores, c'est que, quand on les regarde de près, il y a toujours un élément un peu ridicule
dedans".
Voilà, je crois que si tous les profs de français adoptaient ce discours, on dégoûterait beaucoup moins d'ados de la littérature...
Bien à vous
Lucie S.
Par Lucie S.
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