Mardi 2 février 2010
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10:01
TR : de Vinciane H. à
Ingrid A.
Chère Ingrid A.
Je ne suis pas une habituée des polars. Les tueurs psychopathes, les flics héroïques, le suspens des ombres chinoises, très peu pour moi. Je m’y ennuie. Mais alors comment vous expliquez que j’ai
dévoré votre roman en deux jours et deux nuits ? J’ai envie de vous dire que c’est grâce à la Seine. Vous en faîtes un personnage opaque d'où l’on repêche les cadavres gonflés d’eau et de peurs, un
fleuve qui, la nuit, délivre sa vie secrète. Mais ce serait oublier les parfums que vous distillez comme des indices à chaque page. Une rose qui inquiète, une vanille qui réconforte, autant de
pistes pour faire avancer l’intrigue. Et puis, votre écriture, dynamique, efficace, haletante. Dans la chambre de Kéa, la mannequin retrouvée morte dans une barque, dans l’appartement du maître de
la mode parisienne, sous les ponts avec Rémy de la brigade fluviale, j’ai suivi, intriguée, et finalement bien accrochée à votre plume, jusqu’à la dernière page.
Vinciane H.
Par Lucie S.
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Lundi 4 mai 2009
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21:18
Chère Dominique S.,
Ce qui est assez pratique avec les polars, c’est que généralement, les lecteurs préfèrent qu’on ne leur en résume pas l’intrigue. Mais oui, le danger rôde. Le nom du fameux meurtrier pourrait
soudain s’échapper d’une bouche mal domptée, et, ô malheur ! Bon,
tant mieux, ça va me faciliter la tâche. Car je dois vous avouer que, durant la lecture de vos
cinquante dernières pages, je n’avais pas fière allure… Obligée de reposer votre bouquin toutes les dix minutes, histoire de bien ingurgiter toute cette pluie de rebondissements. Pas facile cette
intrigue familiale, mi-mafieuse, mi-transgénique (oui, ça fait bizarre quand on présente les choses sous cet angle…), mais tout de même plus palpitante et distrayante que celle de votre dernier
roman,L'absence de l'ogre. Un bon polar, en somme.
Lucie S.
Voir la réponse de Dominique Sylvain
Par Lucie S.
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Jeudi 2 avril 2009
4
02
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21:54
Cher Martin S.,
Votre roman est le seul que j’ai glissé dans mon sac en quittant le Salon du livre. J’étais pourtant décidée
à ne pas effrayer mon porte-monnaie, mais il ne s’est pas passé un seul de ces jours au Salon où quelqu’un ne m’ait dit du bien de vos Minutes noires. Quelle folie n’ai-je pas fait ! Ma
connaissance de la littérature policière se résume aux romans d’Agatha Christie et de Fred Vargas. Alors imaginez-moi trois minutes au milieu de votre jungle urbaine ! Catapultée dans Mexico,
entourée de flics flanqués de surnoms bizarres (Le Grizzly, le Chaneque, l’Aveugle pour ne citer qu’eux), avec plusieurs meurtres de fillettes sur les bras, je n’en menais pas large ! Mon ami
Raphaël m’avait pourtant avertie de la situation dans la capitale mexicaine. Mais Mexico à travers votre lunette, cher Martin, c’est le
véritable cauchemar !! Bravo, en tout cas, car vous m’avez redonné le goût de cette littérature. Par contre, pour ce qui est du goût du Mexique, j’en suis moins sûre… ! Adios
amigo,
Lucie S.
Voir la réponse de Martin Solares
Par Lucie S.
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