Mardi 26 janvier 2010
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Cher Wajdi M.,
cet après-midi, je vous ai découvert, vous et votre style violent, beau et fort. On m’avait fait parvenir il y a quelques jours une dizaine de vos textes, et n’en faisant qu’à ma tête, oubliant
toute chronologie, je me suis saisie d’
Incendies. Quel choc. Littéraire, dramatique, poétique. Un choc, vous dis-je. La force et la portée universelle des violentes déclarations d’amour
entre Nawal et Wahab m’ont transportée. "Je voulais te dire que cette nuit, mon coeur est plein d'amour, il va exploser. Partout on me dit que j'aime trop ; moi, je ne sais pas ce que ça veut dire
aimer trop, je ne sais pas ce que ça veut dire être loin de toi, je ne sais pas ce que ça veut dire quand tu n'es plus là."
Me voilà bien maligne à corner les pages les unes après les autres pour ne rien oublier, pour savoir à quel endroit replonger mes yeux quand je voudrais retrouver votre si belle plume. Me voilà
bien maligne avec mon petit livre et mon cœur tous deux écorchés. Je dois vous le dire, comme ça, d’emblée : vous êtes mon Apollinaire, mon Aragon du XXIe siècle. Me voilà éprise de vous, et ce
soir je m’attaque à
Littoral, demain aux
Forêts, puis aux
Ciels, en espérant retrouver votre poigne qui fait tout votre charme.
Sincèrement,
Lucie S.
C'est votre article aussi qui mérite d'être complimenté ! Mimétisme de celui que vous louez ou libre envolée de la plume, toujours est il que vous savez communiquer votre plaisir de lire et votre enthousiasme !
Je devrais bien trouver une place dans ma bibliothèque pour ce petit joyau dont vous parlez si bien.