Dimanche 26 octobre 2008
7
26
/10
/2008
21:54
Cher
Jean-Louis F.,
…
Je viens tout juste de refermer votre magnifique témoignage, j’ai les doigts, le cerveau, le cœur engourdis. Ce texte est magnifique, terriblement touchant. On pourrait trouver votre humour
déplacé, il est simplement désespéré. Toutes ces images de votre vie avec vos deux enfants handicapés, vos deux petits moineaux, sont tellement vivantes… Vous confiez votre peine, qui va parfois
jusqu’au regret. Regret d’avoir créé deux êtres voués au malheur, de n’avoir pu faire mieux. « Vous dire que je regrette qu’on n’ait pas pu être heureux ensemble, et peut-être, aussi, vous demander pardon de vous avoir
loupés. » Difficile d’ajouter quelque chose après avoir lu ces lignes…
Lucie S.
Par Lucie S.
-
Publié dans : Romans français
0
-
Recommander
Jeudi 23 octobre 2008
4
23
/10
/2008
21:19
Cher Philippe C.,
J’ai enfin compris ce que vous m’aviez dit lors de notre entrevue l’hiver dernier. Souvenez-vous : Evreux, son cinéma, son patron (grand, brun, lunettes, plutôt sympathique), et
l’avant-première de votre premier film, Il y a longtemps que je
t’aime. A l’époque, j’étais à la fois stagiaire pour un quotidien de province, et étudiante
préparant un mémoire sur le prix des lectrices de Elle. Bref, au cours de l’interview, vous m’aviez confié vouloir vous tourner vers autre chose. Et bien voilà, maintenant je le
sais, c’était le théâtre qui vous trottait dans la tête. Je vous attendais pour une tragédie moderne, vous me surprenez avec une comédie contemporaine. J’avoue que j’ai été
déconcertée… Parle-moi d’amour m’a d’abord fait rire, d’un rire franc, qui s’est bien vite volatilisé. Quelle violence ! Pas seulement dans les mots –
« salope, enculé, looser ! » – mais aussi, et surtout, dans votre vision de la société, au travers de ce couple quinqua-parigo-socialo-sarkozyste,
terriblement réel. Seul problème : une comédie, c’est beaucoup trop court. Cette dispute m’a traversée comme un courant d’air, et m’a trop peu marquée. Passer seulement une heure entre vos
lignes, ça n’est pas suffisant à mon goût… Alors vite, un nouveau roman ! Je vous attends avec impatience !
Lucie S.
Par Lucie S.
-
Publié dans : Romans français
1
-
Recommander
Lundi 20 octobre 2008
1
20
/10
/2008
20:36
TR : Lettre de Vinciane H. à Tristan G.
Cher Tristan G.,
Votre livre m’a frappé, comme un coup de poing vif et violent de réalité. Dès le début, vos personnages sont sortis des pages. Ils ont fait claquer leurs paroles entre les quatre murs de ma
chambre et l’ont encombrée d’un flot de discussions. J’ai sur la peau une couche poisseuse, pleine des pulsions et des angoisses de vos personnages, tellement vivants. Des personnages qui se
battent contre la peur du vide et qui, dans le Paris des années 80, font du sida une arme, un ennemi ou un allié pour affirmer leur différence homosexuelle. Sans aucun jugement, vous posez la
question de la valeur d’un homme, avec le fer d’un style brut, court, qui ne s’embarrasse pas du double sens. Qui fait l’homme, ses actes ou ses discours ? Ses exploits ou ses
échecs ? Ce qu’il offre ou ce qu’il garde ? À travers Willie, le provocateur furieusement déjanté, sacrifié aux feux médiatiques, on comprend la cruauté du
monde qui meurtrit des individus tendres et innocents qui ne demandaient pourtant qu’à vivre et être aimés. En fermant votre livre, le coup de poing laisse un bleu, et sous le bleu quelque chose
de beau. Votre premier roman est saisissant. Continuez à écrire et à frapper le lecteur !
Vinciane H.
Par Lucie S.
-
Publié dans : Romans français
0
-
Recommander
Derniers Commentaires