Mardi 17 novembre 2009
Chère Gwenaëlle A.,
Vous comme moi avons la chance que vous soyez assistée par une excellente attachée de presse (elle se reconnaîtra…). Car je dois vous avouer que, seule parmi les 600 romans de la rentrée, je n'avais pas fait du vôtre une priorité… Grossière erreur, je le reconnais. Vous êtes la mademoiselle Fottorino de la rentrée. Je dis ça car, à votre tour, vous tenez à rendre hommage à votre défunt père. Eric m'avait touchée par ses mots (oui je suis fan), vous m'avez bouleversée par la forme de votre témoignage. Vous voilà lancée dans un abécédaire, "ce portrait en 26 angles et au centre absent", et je me demandais si vous alliez tenir le cap. Votre père avait laissé un manuscrit avec la mention "à romancer", vous l'avez fait à la perfection, vraiment.
Lucie S.
Par Lucie S. - Publié dans : Romans français
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Samedi 14 novembre 2009
TR : lettre de Vinciane H. à David B.

Cher David B.
Votre livre est une grande rumeur. J’y ai entendu les conversations assourdies des ruelles de Beyoglu, le roulement du vent sur les rives du Bosphore et le souffle d’un homme qui tourne sa vie, ses rêves et ses désirs sous l’éclat du soleil d’Istanbul.
Un voyage sonore où la terre tremble et ébranle votre personnage, qui, tel un aimant guidé par une attraction inconsciente, retourne dans le quartier de son enfance et emprunte chaque allée comme des passages entre le passé et le présent.
Vous savez raconter des fables à la manière des lecteurs publics et décrire ce Beyoglu en bleu et en jaune. Ce quartier reste maintenant suspendu dans mon esprit comme un point imaginaire. Au plaisir de vous relire et d’écouter vos prochains murmures.
Vinciane H.
Par Lucie S. - Publié dans : Romans français
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Samedi 7 novembre 2009
Cher Laurent M.,
Vous êtes, à mon humble avis, l'auteur de la plus belle phrase de cette rentrée littéraire. Je ne m'attarderai que quelques instants sur votre magnifique roman, qui mérite de remporter haut la main l'un des prix d'automne. Cette histoire de mémoire et de guerre d'Algérie, c'est très touchant, vraiment. Mais que serait le roman sans cette magistrale phrase de conclusion ? (Oui ça va, j'arrive, je vais la citer…) "Je voudrais savoir si l'on peut commencer à vivre quand on sait que c'est trop tard".
Tout à coup, mon cœur a triplé de volume, il a enflé sous le poids des larmes. Me voilà, du haut de ma petite vingtaine d'années, avec mes choix existentiels ("si je mets ce jean, ça va ?") face à Rabut, cet ancien soldat de soixante ans, qui n'a jamais réussi à oublier les horreurs de la guerre d'Algérie… Je me suis soudain sentie toute petite, le cœur au bord de l'implosion, face à ce chef-d'œuvre de la littérature.
Bravo.
Lucie S.
Par Lucie S. - Publié dans : Romans français
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Lettres à vous

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  • : Lucie Souliac, jeune journaliste et fan inconditionnelle de Patrick Modiano, écrit des lettres à ses auteurs (plus ou moins) préférés. Elle transfert régulièrement le courrier d'ami(e)s vers les auteurs. Alors à vos plumes !

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